Kids of the world #01

[Fr]

Mômes du monde #01
Asie du Sud Est

Comment parler de l’Asie sans écrire plusieurs posts consacrés aux enfants. En Asie du sud Est, il faut dire qu’on peut les voir jouer à chaque coin de rue. J’aurais plusieurs anecdotes les concernant mais celles qui me laissent le meilleur souvenir se situent au Laos.

En Octobre 2009, dès le 3ème mois de mon voyage, j’ai eu l’occasion au détour des petits villages qui entourent Luang Prabang, de rentrer dans des cours d’écoles et même de faire une apparition dans une classe.

Parti à vélo pour me balader, je me suis vite laissé perdre. Au bout de quelques kilomètres de route en terre très rouge, je me suis retrouvé nez à nez avec un portail d’une cour de récréation. Je me rappellerai toujours de l’accueil énergique et spontané que les enfants ont eu en me voyant. Tout en me sautant dessus, ils hurlaient de joie. J’appuyais à l’aveuglette sans trop m’appliquer car trop agité par ces petites têtes brunes. Il en est sorti plusieurs clichés dont l’un qui a été particulièrement mis en avant dans mon projet. Cette photo dont la mise au point s’est faite sur la main de l’un des enfants qui essayait d’attraper mon appareil, et qui représente à elle seule toute l’énergie à laquelle j’ai assisté ce jour là. Avec difficultés, j’ai réussi à partir pour qu’ils reprennent leurs activités et moi ma route. Mais c’était sans compter que quelques kilomètres plus loin, une maitresse me propose gentiment de rentrer carrément dans une classe de maternelle. Intimidés, ces enfants en bas âge ont mis plus de temps à venir chahuter avec moi. Une fois la confiance installée, ça n’a été que plus dur de les faire se rasseoir devant leurs pupitres en bois.  A l’unisson, j’ai eu le droit à un au revoir très touchant, entamé par la maitresse qui contrôlait parfaitement sa classe…

Un simple et doux souvenir que je garde en mémoire grâce à une photo prise parmi eux, dans l’humidité d’une après-midi d’été, au milieu du pays aux milles éléphants.


Laos | Luang Prabang


Laos | Luang Prabang

Laos | Luang Prabang

Laos | Luang Prabang

Laos | Luang Prabang

Laos | Luang Prabang

Laos | Luang Prabang

Laos | Luang Prabang

Laos | Luang Prabang

Laos | Luang Prabang

Laos | Luang Prabang

Laos | Luang Prabang

Laos | Luang Prabang

Laos | Luang Prabang

Laos | Luang Prabang

Laos | Luang Prabang

Photos & Textes © Kares Le Roy
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Samarkand

[Fr] Samarcande Parler de Samarcande, cette ville incroyable d’Asie Centrale, cette étape de la route de la soie, ce carrefour entre la culture turque et persane, est l’une des choses qui me tient le plus à coeur. Et ceci pour des dizaines de raisons. J’avais 13 ans quand ma soeur m’a offert le livre d’Amin Maalouf (un auteur libanais passionnant) qui porte ce nom et qui décrit l’histoire du poète philosophe Omar Khayyam, durant son passage dans cette ville mythique. A l’époque, sa première lecture m’avait bouleversé et avait mis en éveil mon regard sur cette partie du monde. Plus qu’un conte des mille et une nuits aux histoires fantastiques, je rentrais dès les premières pages de ce livre dans l’essence même de la philosophie turco-perse, de son histoire et de sa culture. J’ouvrais alors les portes d’un monde imaginaire qui allait devenir réalité 16 ans plus tard. Bien sûr, on n’y arrive plus à dos de chameau ou de cheval mais, pour l’anecdote : c’est bien un animal qui m’amène en Octobre 2011 au coeur de la ville; puisque le train qui va de Tashkent, la capitale de l’Ouzbékistan à Samarcande, s’appelle Shark ;) Les rues sont bien plus propres que dans le roman historique et j’ai vite compris que je n’étais pas le seul à avoir rêvé de son architecture. Mais la magie du lieu a bel et bien opéré dès le premier pas posé au milieu du Registan, cet ensemble de medersas (écoles coraniques) du XV ème siècle. A partir de là, il n’y a plus grand chose à dire, ou peut être justement trop! Seuls les livres d’histoires peuvent raconter le reste et décrire avec précision ce que l’on peut encore trouver de la grande dynastie des Timourides qui a contrôlé la région pendant près de quatre siècles. Tous les grands guerriers turco-mongol s’y sont succédés. Gengis Khan y a laissé des ruines alors que Tamerlan y a construit certains des plus beaux monuments du monde recouverts de mosaïques bleues. Quelques images pour partager la richesse de cette culture et mettre en lumière l’immensité de son histoire…

Samarkand | Registan | Medersa Cher-Dor (1635)

Samarkand | Registan | Medersa Cher-Dor (1635)

Samarkand | Registan | Medersa Cher-Dor (1635)

Samarkand | Registan | Medersa Tilla Kari (1659)

Samarkand | Registan | Medersa Tilla Kari (1659)

Samarkand | Registan

Samarkand | Registan

Samarkand | Registan

Samarkand | Registan

Samarkand | Registan | Medersa Tilla Kari (1659)

Samarkand | Registan

Samarkand | Gur Amir | Tomb of Tamerlane (1404)

Samarcande | Bibi-Khanym Mosque (1405)

Samarkand | Gur Amir | Tomb of Tamerlane (1404)

Samarkand | Gur Amir | Tomb of Tamerlane (1404)

Samarcande | Bibi-Khanym Mosque (1405)

Samarcande | Bibi-Khanym Mosque (1405)

Samarkand | Gur Amir | Tomb of Tamerlane (1404)

Samarcande | Bibi-Khanym Mosque (1405)

Samarkand | Registan | Medersa Tilla Kari (1659)

Samarkand | Registan | Medersa Tilla Kari (1659)

Samarcande | Registan

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Annapurnas Grandma (part.01)

[Fr]

Ma grand-mère des Annapurna / Annapurna grandma

Comment aurais-je su que ce visage allait prendre autant d’importance le jour où je l’ai pris en photo, en avril 2010, durant le trek des Annapurna au Népal?

Plus qu’un portrait, cette grand-mère est devenue l’égérie de mon projet. Elle représente à elle seule tout ce que j’essaie de montrer à travers mes photos : La beauté sans artifice, sans code, sans carcan. Elle fait partie des personnes les plus difficiles d’accès que j’ai prises en photo; et rien que pour ça, elle est devenue pour moi l’icône des peuples oubliés ou méconnus que j’affectionne et recherche tout particulièrement le long de ma route.

Je pourrais raconter des centaines d’histoires en regardant l’ensemble de mes photos mais quand on me demande une anecdote sur cette personne âgée, je n’en ai pas vraiment. Je ne sais ni son nom, ni son âge. Déjà parce qu’elle ne pouvait pas parler et, isolé devant sa maison ou elle prenait le soleil, je n’ai passé que quelques minutes avec elle, reprenant la marche vers les sommets. A la vue de mon appareil photo, elle a joint ses mains pour toucher son front. J’ai compris qu’elle me faisait un “Namaste”, la salutation chez les indiens et les népalais. 5 clichés ont immortalisé la scène dont 2 portraits.

Sur le moment, j’aurais aimé en connaitre plus sur elle, et il me tarde d’ailleurs d’y retourner pour la remercier pour tout ce qu’elle est devenue, pour tout ce qu’elle représente désormais. Mais avec le temps et le recul, je me dis que peu importe. Ai-je besoin de connaitre son nom? Son âge? Je tiens surtout à ce qu’elle reste cette femme mystérieuse; les mouches collées sur son bonnet rouge, qui fait la couverture de mon livre. Je l’ai appelé “Grand mère”, parce qu’en dehors des liens de sang, elle est la grand mère de mon projet, la doyenne de toutes les autres photos. Pour moi, elle a 100 ans, pas un de plus, pas un de moins. Et avec le temps, ce n’est presque plus une femme ou un homme (et beaucoup ont confondu…), c’est une vieille personne au sourire d’enfant. Un personnage intemporel qui ne pouvait pas mieux résumer les 56000 kilomètres qu’à travers les rides de son visage…


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